samedi 24 décembre 2016

La traditionnelle Lettre au Père Noël


              


 
Le premier jour de l’hiver a fait son apparition et avec lui le froid, la neige, les chocolats chauds au coin du feu mais surtout la traditionnelle Lettre au Père Noël. 
 
Mais savez-vous comment toutes ces lettres arrivent au Père Noël ? Toutes les adresses mènent au Père Noël que ce soit en indiquant « Le Père Noël », « Le Père Noël au Pôle Nord »,  ou encore « Le Père Noël au pays des jouets ». Il suffit simplement d’y ajouter « 33 500 LIBOURNE-France » c’est en effet l’adresse du « Secrétariat du Père Noël » et ce depuis plus de 50 ans !

Ne cherchez pas d’archives de ces lettres dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, celles-ci n’existent plus. Les postiers ne pouvaient pas ouvrir les lettres sans violer le secret de la correspondance à caractère privée. Comme l’adresse du Père Noël était inconnue ces lettres étaient envoyées à la Direction de la Poste qui elle-même les remettait  au dépôt central des rebuts où elles étaient détruites. 

En décembre 1959, quatre mille lettres sont arrivées au dépôt central des rebuts. Certains postiers de province ont donc décidé malgré la loi, d’ouvrir ces lettres et de répondre à celles-ci. Deux initiatives ont ainsi été retrouvées dans les archives de la poste. En 1958, c’est une postière qui se voit accorder l’autorisation de répondre aux enfants dont elle recevait les lettres. 

L’Administration Centrale des Postes, Télégrammes et Téléphones, voyant cette postière débordée sous le flot des lettres des enfants, décida en 1962, par le biais de son ministre M. Jacques Marette de mettre en place le service national du « Courrier du Père Noël ». Nous avons ainsi pu retrouver la première carte-réponse officielle du Père Noël ! 

 


Première carte postale de réponse en 1962 du service du "Courrier du Père Noël" écrite par Françoise Dolto et illustré par le dessinateur Chag

C’est en 1964 que l’idée de délocaliser le service des rebuts à Libourne est mise en place. C’est encore dans les archives que l’on trouve un extrait du registre des délibérations du conseil municipal de Libourne, qui nous montre que le maire a présenté dès le 26 novembre le projet de l’administration centrale de transférer à Libourne le dépôt central des rebuts. Ce service déménage alors en Gironde et dès 1967, le « Secrétariat du Père Noël » ouvre ses portes pour répondre aux enfants ! 

Des employés sont ainsi mis à disposition pour répondre aux lettres et une charte de réponse est ainsi mise en place avec une carte de réponse qui change tous les ans.



Différents exemples d'enveloppes envoyées en réponse aux enfants par le "Secrétariat du Père Noël"


En 1980, cent trente-six mille enfants reçurent des nouvelles du Père Noël. Dès 1986, il était possible pour les enfants d’écrire au Père Noël via le minitel, il a ainsi reçu mille cinq-cents messages télématiques cette année-là. En 1992, une carte spécifique est instituée pour répondre aux écoles. Dès 1997, il est possible d’envoyer une lettre au Père Noël grâce à un ordinateur via le site de la poste. 

Aujourd'hui, les nombreux enfants de France peuvent écrire à la main ou par le biais d'ordinateurs, tablettes ou smartphones car le Père Noël ne vieillit jamais et reste toujours au goût du jour.

Le Père Noël et l'association Picarchives vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année et vous invitent à revenir sur le blog dès janvier pour de nouvelles informations !

 

dimanche 11 décembre 2016

Exposition Hergé au Grand Palais de Paris

" Et je crayonne, et je rature, et je gomme, et je recommence jusqu'à ce que je soit satisfait. Mais il m'arrive de percer le papier à force de retravailler un personnage." - Georges Remi, dit Hergé.


Jusqu'au 15 janvier 2017, le Grand Palais présente l'exposition Hergé, cet auteur belge de bande dessinée principalement connu pour les Aventures de Tintin.

Né en 1907 et décédé en 1983, Hergé est l'un des premiers auteurs francophones à réutiliser le style américain de la bande dessinée à bulles.

Cette exposition, organisée par la Réunion des musées nationaux en collaboration avec le Musée Hergé, regroupe des objets qui ont  inspiré les œuvres d'Hergé, mais aussi ses propres croquis et dessins. Vous pourrez ainsi découvrir les étapes de conception d'un album, mais aussi le dessinateur de presse caché derrière l'auteur de bande dessinée.



Exposition Hergé - Grand Palais
Du 28 Septembre 2016 - 15 Janvier 2017

Horaires:
Hors vacances scolaires : Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h et en nocturne jusqu’à 22h le mercredi
Vacances scolaires (du 18 décembre 2016 au 2 janvier 2017) : Samedi, dimanche, lundi de 10h à 20h
Nocturnes le mercredi, jeudi et vendredi jusqu’à 22h
Fermetures anticipées à 18h les samedis 24 et 31 décembre
Fermé le mardi
Fermé le 25 décembre


Tarifs:
Normal : 13 €
Réduit : 9 €
Tribu (4 personnes dont 2 jeunes 16-25 ans) : 35 €

Il est conseillé de réserver, pour éviter les files d'attentes trop longues.


dimanche 27 novembre 2016

Journée d'Etude 2017

A l’heure actuelle, cinq personnes ont répondu positivement à notre invitation pour la Journée d’Étude. Nous aurons donc le plaisir de compter sur Sophie Cœuré, historienne spécialisée dans l’histoire des représentations de la Russie et de l’URSS en occident aux XIXème et XXème siècle et dans l’histoire du communisme, Maximilien Girard, conservateur aux Archives Nationales de Pierrefitte, Claire Martin, archiviste au service du Premier Ministre, Manuella Noyer, archiviste au Centre d’Histoire du Travail de Nantes et spécialiste du syndicalisme ainsi que Vincent Bouat, archiviste paléographe, conservateur du patrimoine au Ministère de la Culture et de la Communication.

Nous espérons que ces intervenants vont accroitre votre intérêt pour cette JE et nous vous donnons rendez-vous le mois prochain afin de découvrir le visuel de l’affiche ainsi que la plaquette de présentation du programme.

dimanche 13 novembre 2016

Actualités des Archives picardes

Bonjour à tous,

Il s'en passe des choses dans le monde merveilleux des archives et les centres départementaux de la Somme, de l'Oise et de l'Aisne ne sont pas en reste! Alors n'hésitez pas et venez découvrir les ateliers et les expositions mis en place par des archivistes et des intervenants passionnés sur des sujets originaux et encrés dans la réalité.

Dans la Somme,
Télécharger la programmation complète ici.



















Dans l'Oise,

Télécharger la présentation complète ici.



















Dans l'Aisne, vous pourrez très facilement et de chez vous accéder aux nombreuses expositions virtuelles réalisées par les Archives départementales afin de découvrir la richesse du patrimoine axonais (ce qui n'exclue pas de vous rendre dans ce service !).
Voici le lien vers la page d'accueil des expositions.




Comme vous le voyez, les Archives se bougent, alors faites de mêmes ! !

dimanche 6 novembre 2016

Les archives présidentielles à l'ère des réseaux sociaux



J-2 peut on lire dans tous les journaux américains. Le 8 novembre prochain l'élection présidentielle va voir le départ de la Maison Blanche du 44ème Président des États-Unis. Et ses archives me direz-vous, que vont-elles devenir ? Nous allons nous intéresser aux Archives des réseaux sociaux de Barack Obama pour répondre à cette question. Barack Obama et son gouvernement ont attribué une grande place à la parole et à l'image sur les réseaux sociaux.


Afficher l'image d'origine
La Maison Blanche


Le Président a ainsi un compte Twitter personnel @BarackObama avec 78 millions de followers. Mais, depuis mai 2015 un compte Twitter a été spécialement conçu non pas pour le Président mais bien pour la fonction présidentielle celui ci est nommé @POTUS, l'acronyme de President of The United States. D'autres comptes ont ainsi été mis en place comme @FLOTUS pour la Première Dame, @VP pour le Vice Président ou encore @WhiteHouse pour la Maison Blanche. Pour nous archivistes, ces dénominations sont très importantes puisque ces comptes Twitter associés à des fonctions relèvent bien d'archives publiques et non d'archives privées à la différence du compte personnel de Barack Obama. C'est la différenciation de ces deux notions qui va être importante lors des campagnes d'archivage. 


Comment ces archives immatérielles vont-elles être traitées ?

Les 11 millions d'abonnés du compte Twitter @POTUS ainsi que tout les réseaux sociaux liés à la fonction présidentielle tels que Facebook, Instagram, YouTube, Snapchat et d'autres seront mis à la disposition du peuple américain. La NARA ou National Archives Records Administration va avoir les droits sur ces comptes Twitter dont @POTUS et va pouvoir mettre en place un nouveau compte Twitter accessible pour tous @POTUS44 puisque Barack Obama est le 44ème Président des Etats-Unis. Hillary Clinton ou Donald Trump pourront donc dès le 20 janvier 2017 récupérer le compte @POTUS, vierge de tout tweet. Quand à Barack Obama il repartira avec ses 78 millions de followers. Ce système sera appliqué pour tous les autres réseaux sociaux avec des procédés quasi similaires.

C'est une belle avancée en terme d'archivage dont nous ont fait part nos confrères américains qui démontre l'importance des réseaux sociaux et des archives numériques aujourd'hui. La France essaie, elle aussi, de mettre ce système en place avec @Elysée sur Twitter, et malgré un peu plus d' 1 millions d'abonnés il n'est pas sur que les archives numériques de l'ancien président en 2017 soit aussi facilement accessibles. 

L'avenir nous le dira !

dimanche 23 octobre 2016

Voyage à Florence

Entre Berlin, Vienne et Florence, c'est finalement l'Italie qui a reçu le plus de votes. C'est donc dans la ville des Médicis que la promo partira en janvier ! Et le programme que nous avons concocté va nous faire marcher de longues heures dans les méandres de cette magnifique cité italienne. On espère un temps aussi clément que lors de notre voyage à Budapest !!


samedi 15 octobre 2016

Participation à la synthèse de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes, au siège de l'AAF, le jeudi 13 octobre 2016

Nous avons bravé le froid et la pluie pour nous rendre le jeudi 13 octobre 2016 au siège de l'AAF, Association des Archivistes Français, 8 rue Jean Marie Jégo à Paris, où a eu lieu une journée organisée par la Cofem, la commission formation-emploi-métiers de l'AAF, et dont l'objectif principal était la présentation de la synthèse de l'enquête réalisée en 2015 sur l'insertion professionnelle des archivistes.
Ce travail fut mené par trois associations du Collectif A8 : l'AedAmu (Aix-Marseille Université), l'ADAL (Université Lyon III) et l'ADEDA 78 ( Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), en lien avec la Cofem.

En effet, depuis sa création en 2003, le Collectif A8, qui regroupe les associations d'étudiants et diplômés en archivistique, tente notamment de soutenir l'insertion professionnelle de ses adhérents.

C'est pourquoi en 2005 et 2009, deux enquêtes ont déjà été menées afin de faire le point quant à l'entrée dans le monde du travail de ses adhérents.

Cependant, en 2015, la Cofem s'est jointe au collectif afin de produire une enquête plus poussée et à plus grande échelle. Le public visé est élargi à l'ensemble des archivistes et non plus seulement aux seuls adhérents. Les personnes issues d'autres formations que ces masters ont alors pu répondre à cette enquête. Cela permettait de témoigner de la diversité des parcours, des pratiques et conceptions de la profession.
La Cofem et les associations on travaillé en étroite collaboration de la conception du questionnaire jusqu'à sa diffusion, son dépouillement, l'exploitation des données et la rédaction des analyses ayant servi à la synthèse que les trois associations ont présenté aux personnes présentes lors de cette journée du 13 octobre. Les représentants des différentes associations membres du Collectif A8, des responsables pédagogiques de masters archivistiques (Mulhouse, Paris VIII, Lille notamment), la directrice pédagogique de l'EBD (Ecole de Bibliothécaires-Documentalistes), un professeur de l'INP (Institut National du Patrimoine) ainsi que trois membres de l'AAF étaient présents.

Cette enquête réalisée en 2015 a permis de collecter 685 réponses de professionnels des archives. Si 999 ont répondu, seuls les questionnaires complets ont été pris en compte.
Je ne présenterai pas ici dans le détail toutes les données récupérées et recoupées. Je vous donne la possibilité de télécharger la synthèse ici : http://adeda78.journaldunarchiviste.fr/wp-content/uploads/2016/09/CollectifAAF_Enquete_insertion_pro_synthese_finale_20160908.pdf

Cependant, je vais reprendre quelques chiffres et/ou tendances qui nous ont semblé particulièrement importants.

  • Un premier thème de l'enquête invitait à renseigner son parcours avant sa formation en archivistique :

- Les réponses ont permis de mettre en avant que la majorité de ces personnes possédaient déjà un bac + 4 ou 5 années d'étude avant d'entamer leur formation en archivistique. Les candidats avaient donc le plus souvent des connaissances et un niveau de qualification élevés.
- De plus, l'Histoire est la formation initiale la plus représentée. 475/568 personnes ont répondu avoir suivis un cursus dans cette matière avant de commencer leur formation en archivistique. les responsables pédagogiques ont insisté sur la nécessaire ouverture, selon eux, des masters archives à d'autres cursus initiaux et notamment aux étudiants détenteurs de diplômes en droit.


  • Un autre thème important de l'étude portait sur les points forts et faibles des formations universitaires et des stages :
    • Points forts :

- L'acquisition et la pratique des 4C (collecte, classement, conservation, communication).
- L'apprentissage des normes et du cadre législatif des archives.
- La formation par des professionnels (notamment directement au sein des services d'archives).

    • Points faibles :

- Une majorité des sondés a pointé le manque de formation en records management, en archivage électronique et en gestion de projet (management d'équipe notamment).
- En outre, un souhait de formation en recherche d'emplois et en préparation aux concours de la fonction publique est nettement visible.


  • Par ailleurs, un autre sujet intéressant qui fut développé est celui du parcours professionnel à la suite de la formation :
- 73% des sondés, formés en université, ont trouvé un premier emploi dans les six premiers mois à la suite de leur diplôme.
- 60% des personnes possédaient, au moment de l'enquête, un emploi stable (fonctionnariat ou CDI).
- Les personnes possédant un poste fixe affirment qu'ils l'ont obtenu dans les trois premières années après l'obtention du diplôme.
- 56% des sondés travaillent dans des collectivités territoriales et EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale).
- 35% affirment que le réseau personnel/professionnel est le moyen de recherche considéré comme le plus efficace pour trouver un emploi.
- Le critère de recherche le plus souvent cité est la localisation du poste, au contraire du type d'employeur qui arrive en dernier.


  • Un dernier thème important est celui des conditions d'emploi :
- 85% des sondés affirment que la mission la plus fréquemment effectuée est le classement.
- Seuls 50% renseignent la valorisation, qui reste encore à développer dans les services d'archives.
- 50% affirment être encadrant d'une équipe (1 à 2 personnes le plus souvent).
- Le salaire moyen des personnes qui ont répondu à l'enquête est entre 1500 et 1830 euros net/mois.


Une des conclusions majeures de cette enquête est donc bien la volonté d'adaptation des formations universitaires aux réalités de l'emploi actuel et aux bouleversements que peut connaître le métier d'archiviste (nouvelles technologies, gestion de projet, management d'équipe, records management...).
De plus, un autre aspect majeur est l'importance pour les sondés de la proximité géographique. Le choix de leur formation, de leur stage et de leur emploi est toujours majoritairement conditionné à la localisation. Nous pouvons avancer les freins financiers, mais aussi les liens familiaux, amicaux et professionnels (universités, stages) pour expliquer ce phénomène.

Pour finir, cette journée fut aussi l'occasion pour les différentes associations membres du collectif A8 de se retrouver l'après-midi autour d'une tasse de thé ou de café réconfortante, afin d'échanger sur nos activités, nos pratiques et de réfléchir à des actions communes possibles.


Vincent Mohnen